Enquête de pratique des médecins généralistes de la région Midi-Pyrénées lors de l'initiation d'une insulinothérapie en consultation chez les patients diabétiques de type 2
- Mignonat, Cécile (2017)
Thèse d’exercice
- Type de document
- Thèse d'exercice
- Diffusion
- Accès libre
- Titre en français
- Enquête de pratique des médecins généralistes de la région Midi-Pyrénées lors de l'initiation d'une insulinothérapie en consultation chez les patients diabétiques de type 2
- Auteur
- Mignonat, Cécile
- Directeur de thèse
- Bourgeois, Odile
- Date de soutenance
- 2017-10-19
- Établissement de soutenance
- Université Toulouse III - Paul Sabatier
- Faculté
- Rangueil
- Sujet
- Médecine générale
- Résumé en français
-
Introduction : les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) de janvier 2013 préconisent 1'initiation d'une insulinothérapie chez les diabétiques de type 2 lorsque le contrôle glycémique n'est pas satisfaisant malgré un traitement oral optimal.
Matériel et méthode : le but de notre étude est d'analyser les modalités d'initiation d'une
insulinothérapie, et de mettre en évidence les difficultés rencontrées. Une étude descriptive de pratique a été réalisée grâce à la diffusion par mail d'un questionnaire à l'ensemble des médecins généralistes exerçant dans l'ex région Midi-Pyrénées.
Résultats et discussion : 56 médecins ont participé à notre étude. Les médecins généralistes initient en majorité une insuline basale analogue lente le soir à une posologie moyenne de 12 UI; associée à des autosurveillances glycémiques, à un objectif glycémique à atteindre, et à une adaptation des doses en cas d'hyper et d'hypoglycémie. Les médecins généralistes qui n'initient pas d'insuline font le choix d'un inhibiteur de la DPP4. Le manque de connaissance des médecins, le manque de temps en consultation, la peur de la réaction négative et de l'inobservance des patients vis-à-vis de l'insuline semblent retarder son initiation. Les médecins orientent leur patient vers un diabétologue pour son expertise, pour réaliser l'éducation thérapeutique et pour motiver le patient à sa prise en charge.
Conclusion : les médecins généralistes ont une connaissance plutôt bonne des recommandations de pratique de l'HAS, mais se heurtent à de nombreux obstacles en consultation à l'origine d'une inertie thérapeutique. - Résumé en anglais
- Introduction: position statement of the Haute Autorité de Santé recommend to initiate insulin in patients with type 2 diabetes not achieving an agreed glycaemic control despite intensive oral therapy. Material and method: the study objectives are to explore insulin initiation strategies and to highlight barriers during consultation. The descriptive study was conducted through a questionnaire sent by email to ail general practitioners (GP) of Midi-Pyrénées. Results and discussion : 56 general practitioners responded. Most of GP initiate a bed time basal long-acting insulin analogue begining at 12 unities per day; and adda self-monitoring of blood glucose, glycaemic target and dose adjustment in relation to high or low blood sugar. GP who are not initiating insulin, prescribe a dipeptidyl peptidase 4 inhibitor. Main barriers in initiating insulin are lack ofGP's knownledge, Jack oftime, negative patients self-perceptions and patients non compliance. GP need diabetologists' expertise for therapeutic patient education and to support patients to improve their health. Conclusion: general practitioners' knownledge allow to initiate insulin during consultation, but many ban·iers lead to therapeutic inertia.
- Date de publication
- 2017-12-04T16:45:53
Citation bibliographique
Mignonat, Cécile (2017), Enquête de pratique des médecins généralistes de la région Midi-Pyrénées lors de l'initiation d'une insulinothérapie en consultation chez les patients diabétiques de type 2 [Thèse d’exercice]